Renault confirme que son usine du Mans va produire des drones militaires
En partenariat avec la société de défense Turgis Gaillard, le constructeur automobile compte mettre en place, en moins d’un an, une capacité de production de drones militaires pouvant aller jusqu’à 600 unités par mois dans son usine du Mans.
Dans un communiqué publié avant-hier, le groupe Renault a confirmé qu’après consultation des instances de représentation du personnel, c’est bien son usine du Mans qui assemblera des drones militaires, en partenariat avec l’entreprise de défense Turgis Gaillard. Le constructeur automobile confirme également le développement, en moins d’un an, d’une capacité de production pouvant aller jusqu’à 600 unités par mois grâce à l’expertise du groupe en matière de design-to-cost et design-to-manufacturing.

L’usine Renault du Mans – © Renault
Consulté au même titre que d’autres industriels français, Renault a été invité à contribuer à la réflexion autour de différents projets pilotés par la direction générale de l’armement (DGA), après que Sébastien Lecornu ait évoqué cet été, alors qu’il était encore ministre des Armées, l’idée d’une implication des constructeurs automobiles au service du développement d’une filière française de drones militaires.
« En tant qu’industriel automobile, le groupe Renault dispose d’un savoir-faire recherché dans la conception, l’industrialisation et la production en grande série d’objets hautement technologiques, tout en maîtrisant la qualité, les coûts et les délais », assure le groupe, qui précise que la démarche s’est concrétisée en janvier 2026 dans le domaine des drones, avec le projet Chorus, en partenariat avec Turgis Gaillard.
Le constructeur précise également qu’il ne vise pas à devenir un acteur majeur de la défense et que son engagement dans des projets de défense répond à certains principes auxquels il ne compte pas déroger. Ces projets de défense doivent être placés sous l’égide et à destination uniquement du ministère des Armées, être industrialisés en France, être réalisés en partenariat avec des industriels européens du secteur de la défense, et surtout utiliser les technologies et expertises existantes du groupe sans affecter sa capacité d’investissement dans son cœur de métier, l’automobile.


